40 ( écrit le 23 décembre 2008 )

DOUTE




Il n'existe dans mon c½ur incompris et flou,
Qu'une croyance vitale qui repousse l'obscurité,
Le dévouement et l'honneur de mon âme de loup,
Notre meute à qui j'ai juré fidélité.

A vos côtés je me bats et je mène la chasse,
Ignorant jusqu'au concept de trahison,
Tentant de vous éloigner de toutes les impasses,
De préserver vos crocs des myriades de démons.

Mère Gaïa m'a accordé sa sainte et pure force,
Pour que j'annihile cette détestable détresse,
Mais je suis en proie à la honte et la faiblesse,

La lumière s'éteint tandis que tombe mon écorce.
Mes échecs me précipitent dans l'abîme putride,
Vos larmes coulent et je n'offre plus que du vide...


# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:29

Quatrain écrit en rejoignant Morphée le 5 mai 2008

En cet instant d'égarement et d'absence de foi,
Si peu nombreuses sont les lueurs que je perçois,
Les vagues rageuses de mon âme faible et abusée,
S'écrasent sur la falaise de ma lucidité.

# Posté le mardi 06 mai 2008 08:41

39 (écrit le 4 mars 2008)

RAGE



Aussi fiable qu'un pont de bois rongé par les flammes,
Aussi honnête qu'un politicien qui discourt,
Il y a quelque chose au tréfonds de son âme,
Qui attise ma haine dans ses plus nobles atours.

La pureté de mes frères de sang et de Gaïa,
M'apaise autant qu'elle nourrit toujours plus ma rage,
A côté d'eux ce parasite est tellement bas,
Hypocrite, vicieux, indigne et sans nul courage.

Morte et enterrée est maintenant ma confiance,
Epuisée et essoufflée devient ma passion,
Dans les dédales de déception et de méfiance.

Le temps n'est dorénavant plus aux discussions,
Son esprit hermétique étouffe toute étincelle,
Qu'il demeure en sa stupidité éternelle...

# Posté le mardi 04 mars 2008 08:31

38 (écrit le 2 décembre 2007)

FANTASME NOCTURNE



Maîtresse glace mon âme de ton regard de cristal,
Asservis mes sens de ton aura vampirique,
Egare mes pensées dans ton emprise magistrale,
Mène-moi jusqu'à la dépravation fatidique.

Effleure ma peau du bout de tes ongles parés,
Sensuelles griffes achevant tes mains froides et blanches,
Affole mon corps de ta décadence raffinée,
Profite et abuse en ne craignant nulle revanche.

En ton étreinte amoureuse et dominatrice,
Où je me libère enfin de toute ma souffrance,
Je ne désire plus que ta passion salvatrice,

Envers tes perversions je n'ai aucune méfiance.
Maîtresse soumets-moi et fais de moi ta parure,
Accorde-moi ta divine et sanglante morsure.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 17:09

37 (poème écrit le 2 décembre 2007)

NEANT



Aussi loin que je regarde tout est vide et noir,
Aussi près que vous soyez je ne ressens rien,
Aussi fort que je vous aime je ne peux que voir,
Aussi pur était mon c½ur c'est maintenant le sien.

Arrive sans prévenir un grand lac infini,
Tout autour de mon âme immergée avec blâme,
D'être resté tant de temps libre et diverti,
D'avoir inculqué la naïveté à mon âme.

Aux rives de l'illusion jamais je ne parviens,
Nager m'épuise plus que les rêves que je détiens,
Toutes mes forces m'abandonnent et je vous vois au loin,

Mes sanglots ne me procurent hélas aucun soin.
Je suis la cathédrale privée de ses vitraux,
Tous mes sentiments me paraissent futiles et faux.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 20:11